Visite parentale de février.
Voici le programme de nos visites lors des vacances de Carnaval.
(nommées vacances de février en métropole)
Cela vous donnera peut-être des idées pour un séjour sur "l'île aux belles eaux".
Gérald et Nelly séjournaient dans un sympathique appartement à Petit Havre.

Le ponton de Petit Havre
Premier jour
Notre première excursion nous emmène sur la route quelques kilomètres après Saint François vers ce qui est un peu le passage obligé des excursions en Grande-Terre.
La pointe est de la Grande-Terre est restée très sauvage, l'océan souvent agité vient s'abattre violemment sur des pointes rocheuses dont les formes arrondies ont sans doute inspiré ceux qui ont nommé ce site la Pointe des Châteaux.

L'ascension vers la croix se fait très facilement.
(Compter moins de 20 minutes)
Le sommet offre un point de vue imprenable sur la Désirade, les moins courageux pourront rester en bas sur la plage et bénéficier de la vue en dégustant un sorbet coco.
Deuxième jour
Nous poursuivons notre exploration de la Grande Terre en traversant la région des Grands Fonds (situés entre Les Abymes, Le Gosier, Sainte-Anne, Le Moule et Morne-à-l'Eau).
Le relief très vallonné de cette partie de l'île offre par beau temps de remarquables points de vue sur la Soufrière et son massif.
L'aviation civile a choisi ce site pour construire l'un de ses radars de navigation.
Si vous êtes observateurs, vous repérerez sans mal cette grosse boule blanche qui semble dominer les alentours.
A défaut d'être esthétique cette tour vous servira peut-être de repère dans le cas où vous vous seriez égaré dans le ‘labyrinthe’ des Grands Fonds.

Le cimetière de Morne à l'eau, notre premier arrêt est l'un des cimetières les plus visités de Guadeloupe.
Son étonnant assemblage de tombeaux noirs et blancs et sa construction en hauteur sont tout à fait singuliers.
(Ne pas rater l'illumination du cimetière lors de la Toussaint)
Notre route nous mène ensuite vers la ville du Moule, le lieu de production du rhum le plus apprécié de Grande-Terre:
La distillerie Damoiseau
(L'accès est gratuit, mais mieux vaut venir le matin pour bénéficier de la visite commentée)

Le moulin (restauré) servait à broyer la canne et à en extraire le sucre.
On peut, bien évidemment, ne visiter que la boutique de la marque.
Les prix sont compétitifs et l'on peut trouver des produits peu diffusés ailleurs, comme du rhum à 55° ou des produits vendus dans des conditionnements spéciaux, à l’exemple des bouteilles de rhum géantes (5 litres pour environ 30 euros)
Le Moule offre un intérêt si vous êtes amateur de surf et de bodyboard, le spot de Damencourt présente souvent de grosses vagues qui déroulent régulièrement jusqu’à sa plage rocheuse.
C'est l'endroit idéal pour une petite pause, on s'assoie sur un banc et on admire les figures spectaculaires enchaînées par les surfeurs.
Troisième jour
Nous nous dirigeons cette fois vers le nord Basse-Terre, il nous faut donc passer la Rivière Salée qui sépare les deux terres, puis laisser derrière nous Le Lamentin.
A Sainte-Rose, nous tournons en direction de Sofaïa.
Sofaïa un lieu très apprécié des habitants de la région qui viennent y prendre des douches d'eau sulfureuse.
Il encore trop tôt pour se doucher,nous nous lançons donc directement sur le sentier botanique.

Des panneaux au pied des végétaux permettent de découvrir les arbres, les lianes et les epiphytes si particuliers aux forêts guadeloupéennes.
On rencontrera facilement au détour d'un chemin le très typique acomat boucan ou bien un ananas-montagne étalé au pied d'un arbre.
(Les promeneurs peuvent en fonction de leur endurance, choisir entre trois niveaux de difficulté. Le balisage aide à ne pas s'égarer sur les chemins qui jalonnent la forêt).
Au bout du sentier, une halte s'impose. Il ne faut pas hésiter à se glisser sous la cascade du Saut des Trois Cornes.

Son eau très froide redonne de la vigueur pour le trajet retour.
Nous poursuivons notre visite au fil de la côte sous le vent.
(Deshaies, puis Pointe Noire, Bouillante et enfin Vieux-Habitants)
Notre dernière étape se trouve au coeur de la vallée de Grande Rivière.
Il nous faut pour cela nous aventurer sur une route de montagne qui laisse à peine la place pour deux voitures.
Après une petite demi-heure de conduite, nous arrivons enfin au Domaine de la Grivelière.

Perdue dans la montagne, cette habitation caféière nous ramène au temps où le café de Guadeloupe était considéré comme le meilleur au monde.
Le café Guadeloupéen est un arabica qualifié de bonifieur (dans un mélange, il améliore les autres cafés).
Son exposition idéale aux pluies, au soleil et aux vents, son sol volcanique étaient tout à fait bénéfiques à la maturation des grains de café.
Il ne faut pas non plus oublier que l'esclavage assurait malheureusement en grande partie l'équilibre économique de la production caféière en Guadeloupe.
La végétation très dense et le relief montagneux nécessitaient un épuisant travail lors de la taille des caféiers, et lors de la cueillette (entre novembre et février, les grains de couleur rouge foncé sont récoltés à la main un à un).
Après la cueillette venait l'étape du décerisage (ou dépulpage). On ôtait la pulpe rouge (appelée cerise) et on lavait le grain de café afin de retirer la pâte visqueuse qui l'entoure (autrement, elle donne un goût amer au café) .
Ensuite, lors du séchage, il fallait surveiller le ciel et en cas de pluie rentrer au plus vite les précieux grains déposés sur de grands tiroirs à glissières.
Les plantations caféières guadeloupéennes qui prospéraient au XVIIIème siècle ont dû subir la concurrence de la production caféière brésilienne, mais aussi sur son propre sol celle des autres productions agricoles (la canne à sucre et la banane).
Les maladies du caféier et les cyclones ont également contribué à la raréfaction du café de Guadeloupe, qui est aujourd'hui devenu un produit de luxe.
La visite guidée nous fait découvrir un joli jardin dans lequel poussent des plantes appréciées des cuisiniers comme la cannelle, le gingembre, le cacao et la vanille.
(il vaut mieux penser à s'enduire de répulsif à insecte avant d'entamer la visite, le site est envahie par des insectes volants qui piquent et laissent de gros boutons rouges)
Quatrième jour
Repos - Journée à Petit Havre
Cinquième jour
Les Saintes - Terre-de-Haut
La trace des crètes
La plage de Pompierre
Le Fort Napolèon
Le Carnaval
Sixième jour
Les Saintes - Terre de Bas
La Navette Terre-de-Haut-Terre-de-Bas
Le Pain de Sucre - Les Orgues basaltiques
L'Anse des Muriers
Grande Anse
Trace de Morne sec - L'étang
Petites Anses
Route de la forêt domaniale
Les signes du tremblement de terre
Septième jour
L'élevage des Ouassous (Macrobrachium Carcinus)
Huitième jour
Le nord Grande-Terre
Petit-Canal
Les Marches des Esclaves
La mangrove
Anse-Bertrand - Plage de la Chapelle
La Pointe de la Grande-Vigie
La Porte d'Enfer
Le Souffleur
Neuvième jour
Sainte-Rose et le Grand Cul-de-Sac marin
Visite de la Mangrove avec Bleu-Blanc-Vert
Le Palétuvier Rouge
La faune et la flore marine
La barrière de corail
L'îlet Blanc
Dixième jour
Pointe-à-Pitre