Gwadanina, Un blog sur la nation créole française des Amériques,la Caraïbes, la Martinique et la Guadeloupe.

lundi 4 août 2008

Escalader la Soufrière, la tête dans les nuages

Aujourd'hui, pas question de paresser sur la plage: nous allons escalader la Soufrière, le volcan de la Guadeloupe.

Le volcan a beau être en activité, la dernière éruption date de 1976.

À l'époque, 70 000 personnes avaient dû être évacuées pendant quelques mois.

Mais la Soufrière n'a pas eu d'autre accès de colère depuis.

C'est donc sans trop de crainte que nous nous préparons à gravir le plus haut sommet des Petites Antilles.

Lire la suite : www.cyberpresse.ca

dimanche 29 juin 2008

Souvenirs de Case-Pilote

Souvenirs de Case-Pilote, ce site qui se veut une mémoire est l'histoire de Case-Pilote, à travers des documents historiques sur le peuplement (Caraïbes, Blancs, Noirs, Mulâtres et Indiens), des souvenirs personnels, pour mettre en valeur des lieux, des personnes (politiciens, écrivains, sportifs, pêcheurs, agriculteurs..), des produits, des institutions... Il y a aussi des pages récréatives à découvrir !

case.pilote

vendredi 9 mai 2008

Jambé Dlo, Une histoire Antillaise.

L'histoire de l'immigration antillaise en France Métropolitaine est particulière car celle-ci s'est déroulée sur trois générations.

Dans les années 20 à 40, les gens des îles viennent en France alors que les Antilles sont tout juste sorties de la période post-esclavagiste.

Dans les années 60, ceux qui arrivent gardent en eux le souhait d'un retour aux Antilles. Enfin, les "Négropolitains" à la fois Antillais et Français. Débarrassés de ce que leurs parents leur ont inculqués, ils veulent devenir des citoyens à part entière.

A tous, quelle était leur motivation? Quels rêves berçaient-ils? Quel accueil ont-ils trouvé? Comment se percevaient-ils à chaque époque ? Et maintenant quelle suite donner ? A travers plusieurs témoignages, ce documentaire traite de cette histoire complexe.

retrouver l'Article de France 5 sur le wiki.france5.fr

mercredi 16 avril 2008

Chlordécone aux Antilles : des parlementaires en mission de désinformation.

Chlordécone aux Antilles : des parlementaires en mission de désinformation. jeudi 27 mars 2008, par Gérard Borvon

Le Grenelle de l’environnement et l’intervention intempestive du professeur Belpomme avaient enfin réussi à percer l’omerta qui régnait sur le problème de la pollution par le chlordécone aux Antilles. Une contre attaque s’imposait.

Elle est d’abord venue des milieux de la "science officielle" réquisitionnés pour l’occasion.

Elle s’est poursuivie par l’envoi sur place d’une commission parlementaire dont le très mince rapport vient de sortir.

(...)

Quelques informations cependant.

La commission parlementaire de 2005 avait émis 10 recommandations. Le comité de "suivi" se devait au minimum de les suivre.

"Mises en œuvre, mais de façon inégale", telle est l’appréciation du comité qui signale par exemple que :

"S’agissant du droit à compensation pour les agriculteurs antillais « sinistrés », plusieurs réunions de concertation se sont tenues mais n’ont toujours pas débouché sur des résultats concrets ; les syndicats d’agriculteurs continuent de réclamer une aide à la conversion et l’annulation (ou la réduction) de leurs dettes sociales et fiscales."

Concernant les LMR (limites maximales de résidu) fixées en 2005 par arrêté ministériel, on se souvient que dans la panique liée à "l’affaire", la ministre de la santé Roselyne Bachelot, s’était précipitée pour annoncer leur renforcement. Ce qu’apprécie moyennement la commission qui appelle les "scientifiques" du monde entier au secours du "laisser faire" :

" Nous ne cachons pas que cette mesure nous laisse perplexes : modifier ainsi les LMR, au titre du principe de précaution, a un effet psychologique déplorable sur les populations concernées, à qui on donne l’impression d’avancer à l’aveuglette. Tous les scientifiques s’accordent à considérer que les LMR en vigueur sont largement suffisantes pour pallier les risques éventuels d’un produit dont la toxicité n’est toujours pas démontrée, depuis trente-cinq ans d’utilisation."

Et le Principe de précaution ? Dans le petit monde du député Le Guen, on ne connaît pas !

Il est vrai que dans le même rapport on trouve pourtant un passage alarmant sur la consommation des produits des jardins familiaux :

" Le problème de l’autoconsommation agricole a fait l’objet d’un soin tout particulier. Une étude dite « JAFA » (pour jardins familiaux) vient de montrer que les populations les plus modestes se nourrissaient de légumes racines, qu’elles produisaient dans leurs jardins ou échangeaient avec leurs voisins, dans des proportions beaucoup plus élevées que ce que l’on croyait a priori.

L’AFSSA en a tiré la conclusion que l’exposition au chlordécone en était d’autant aggravée et qu’il convenait donc, outre la baisse des LMR, de recommander aux personnes concernées de limiter leur consommation.

Cette approche nous laisse dubitatif car elle ne propose aucune solution alternative et paraît contradictoire avec d’autres normes : ainsi, en métropole, sommes-nous incités à consommer au moins cinq légumes et/ou fruits différents par jour alors que, dans le même temps, on conseille à des populations extrêmement modestes de faire moins appels aux produits de leurs terres, qui sont pour eux les seuls économiquement abordables. Il y a, dans cette directive, un côté « qu’ils mangent donc de la brioche » qui nous choque. Il nous paraît donc nécessaire de nous montrer plus ambitieux et plus volontaristes en la matière, c’est-à-dire : d’identifier avec le maximum de précision les populations concernées et d’élaborer, en leur faveur et au nom de la solidarité nationale, un programme intégré d’accompagnement alimentaire."

Et oui ! Le problème est bien là. Savoir que l’on risque d’empoisonner sa famille par les légumes cultivés dans son jardin a de quoi casser le moral du plus équilibré des humains. Surtout quand on apprend que le sol est pollué pour des siècles. Alors, non, Monsieur Le Guen, ce problème n’est pas une simple "affaire" gonflée médiatiquement. C’est un drame dont nous avons peine, aujourd’hui, à mesurer la portée.

(...)

Lire l'article

mardi 1 avril 2008

DE L'AIR ! La Martinique, île plurielle

(...) Située entre l'île de la Dominique et Sainte-Lucie, au coeur de l'archipel caraïbe, la Martinique est à 7 000 kilomètres de la métropole, à 400 kilomètres des côtes américaines et à 120 kilomètres de son île soeur, la Guadeloupe. Originellement appelée l'île aux fleurs, Madinina, ou comme le décline son nouveau slogan de communication Fleur des Caraïbes&, ce département d'outre-mer n'a pas perdu aujourd'hui, loin s'en faut, l'intérêt pour sa flore. Au contraire, depuis les mangroves de certaines rives, aux forêts d'altitude, la végétation est diversifiée. Sauvage, elle s'apprécie particulièrement sur les terres escarpées de l'intérieur et du nord, les Mornes, où humidité et chaleur ambiantes entretiennent fougères arborescentes, plantes grimpantes, bambous et autres essences de bois dur, acajou, caroubier, gommier Ou encore, à l'occasion de l'une des excursions les plus exotiques qui soit, (à peine plus de trois heures), la Montagne Pelée, ce volcan chargé de l'histoire de son éruption, en 1902, qui transféra la capitale de Saint-Pierre, entièrement détruite, à Fort de France. Attention tout de même aux mancenilliers, ces arbres particulièrement nombreux sur les plages du sud de l'île et dont la pomme, plutôt petite, est hautement toxique, voire mortelle. Ils avaient été plantés, jadis, pour dissuader les envahisseurs arrivant de la mer. (...)

Lire l'article www.brefonline.com

jeudi 20 septembre 2007

La Martinique, Fleur des Caraibes !


  • Une rencontre « émotion » avec un peuple métissé, talentueux et passionné !

  • Une culture, une gastronomie, une architecture composite, témoins de notre histoire.

  • Un mélange de « Caribbean flair » et de « French Touch ».

  • Une des îles les plus sécurisantes de l'archipel Caribbéen.

  • Une liberté assurée dans la découverte de l'île : autotours, circuits variés...

  • Une île exclusive, de petite taille, mais riche en paysages, d'une extrême diversité, colorés du bleu de la mer, du vert de la végétation du nord, d'un « arc-en-ciel » de fleurs !

  • Une diversité d'hébergements adaptés à tous type de clientèle : hôtels de charme, hôtels de standing, villas, résidences hôtelières, gîtes...

  • Une qualité d'infrastructures aux normes européennes : hôpitaux, aéroport, port, hôtels, palais des congrès.

  • Une destination « hub caribéen de la plaisance ».

  • Des fêtes au rythme du calendrier : carnaval festival culturel de Fort-de-France, tour des yoles...

ems6.net

www.welcome2martinique.com

mardi 18 septembre 2007

OÙ se trouve la Martinique?

La Martinique est située au sein de l'Archipel des Antilles, en Amérique Centrale.

L'animation sur le site www.sous-les-cocotiers.com vous permettra de visualiser sa position exacte.

Vous pouvez aussi y préparer vos vacances:

Préparez votre voyage

  • Comment venir en Martinique ?
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Vivre la Martinique

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Comprendre la Martinique

  • Économie
  • Histoire

lundi 17 septembre 2007

Les Antilles françaises sont menacées par les pesticides. Gare aux « légumes racines » du jardin…

Selon le cancérologue, qui a conduit récemment une mission scientifique dans ces deux départements d'outre-mer,"l'empoisonnement concerne le sol et l'eau". Les principaux produits incriminés sont le chlordécone, que la France a interdit en 1990 sur son territoire – sauf aux Antilles –, et le paraquat.

Il s’agit d’une substance très stable, qui se dégrade difficilement dans l’environnement. Par voie de conséquence, les dégâts sont durables.

Lire l'article www.lemonde.fr

Note:

Sur le plan sanitaire, la première étude sur le sujet a été réalisée en 1977, à la suite d’un accident survenu dans une fabrique de chlordécone à Hopewell, aux Etats-Unis. Tremblements, nervosité, anxiété, perte de mémoire, atteintes visuelles et douleurs articulaires avaient alors été observés chez les victimes. Sans oublier des troubles de la reproduction chez l’homme, caractérisés par une réduction du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes.

D'après le rapport Belpomme, les légumes racines tels que les patates douces, les ignames ou les dachines mais aussi les fruits comme les mangues ou les ananas sont particulièrement touchés par le chlordécone.

Belpomme D. (2007). Rapport d’expertise et d’audit externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique. Rapport Martinique

vendredi 18 mai 2007

APPEL AUX CHEFS D'ETAT D'AFRIQUE NOIRE AU SUJET DE L'EMPOISONNEMENT DES POPULATIONS ANTILLAISES

Raphaà«l Confiant (écrivain martiniquais)

Madame la Présidente, Monsieur le Président, Excellences,

Il y aura bientà´t quatre siècles que des centaines de milliers d'Africains furent déportés comme esclaves aux Amériques et singulièrement dans l'archipel des Antilles, cela dans des conditions de barbarie presque inimaginables. Une fois une fois sur place, des colons ou planteurs européens prirent le relais des négriers, eux aussi européens, contraignant ces hommes et ses femmes vos ancêtres et les nà´tres à travailler comme des bêtes de somme, chaà®nes aux pieds et carcans au cou, dans les champs de coton, de café et surtout de canne à sucre, toujours dans des conditions de férocité sans pareille. Il est inutile de s'appesantir sur les multiples sévices qu'endurèrent les nà´tres : documents historiques et textes littéraires en témoignent éloquemment. Toujours est-il qu'au XVIIIe siècle, Saint-Domingue (l'actuelle Haà¯ti) était la plus riche colonie du monde et que la France faisait 40% de son commerce extérieur avec cette seule à®le. Quand les esclaves se révoltèrent, Napoléon Bonaparte y envoya une armée d'extermination de 50.000 soldats, lesquels employèrent, entre autres, des méthodes inédites qui préfiguraient les chambres à gaz du régime hitlérien comme le démontre l'écrivain Claude Ribbe dans son livre justement nommé « Le crime de Napoléon ».

A l'abolition de l'esclavage en 1848, suite à d'innombrables révoltes d'esclaves noirs et du combat mené par quelques philanthropes européens, les populations de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique ne se virent offrir qu'une alternative : retourner travailler comme salariés sous-payés sur les mêmes plantations o๠elles avaient été esclaves ou bien défricher des terres ingrates, situées en altitude ou en forêt, pour tenter de survivre grâce à de modestes jardins vivriers. Cette nouvelle forme de servitude dura près d'un siècle (1848-1946). Finalement, au sortir de la Deuxième Guerre Civile Européenne (1939-45), nos pays, sans consultation populaire, furent transformées en « départements français d'Outre-mer », chose qui inaugura, non point « l'égalité des droits » comme cela avait été promis, mais bien une deuxième déportation. En effet, à partir de 1950 et cela jusqu'à la fin des trente glorieuses qui permirent à la France de reprendre son rang dans le concert des nations, des dizaines de milliers d'Antillais et de Guyanais furent à nouveau transbordés, cette fois-ci vers « la métropole », o๠ils servirent de filles de salle dans les hà´pitaux, de servantes chez les bourgeois, de postiers, de plantons et de commis, d'agents de la circulation ou encore d'ouvriers d'usine automobile. Aux diverses « Compagnies des Isles d'Amérique » qui, des siècles durant, organisèrent le fructueux commerce négrier, succéda le BUMIDOM (Bureau des Migrations des Départements d'Outre-mer). Le commerce triangulaire mérita là plus que jamais son nom ! Nos frères et sÅ“urs « bumidomisés » finirent par faire souche dans l'Hexagone o๠leurs enfants et petits-enfants (nous en sommes à la troisième génération) constituent ce que l'on nomme aujourd'hui « les Noirs français ou « Français noirs », population parquée dans les banlieues et quartiers dits « sensibles » dont ne parviennent à s'échapper, de temps à autre, que quelques sportifs ou musiciens puisqu'il est bien connu, n'est-ce pas, que les nègres ont une vocation quasi-naturelle à être des amuseurs publics internationaux.

Quant aux populations antillaises et guyanaises restées au pays, elles réussirent, en dépit de trois siècles d'exploitation et d'humiliation, à créer une nouvelle langue et une nouvelle culture, une nouvelle identité dite « créole », qui assembla, tant bien que mal, éléments amérindiens, africains, européens et plus tard asiatiques. Malgré le statut de « département d'Outre-mer » et la possession d'une carte d'identité française, nous autres, Antillais et Guyanais, nous autres Créoles en un mot, ne somment pas pour autant devenus français. Il ne faut pas confondre « identité » et « carte d'identité ». Nous sommes des peuples à part entière qui aspirent à assumer pleinement leur souveraineté, même si nous savons que le chemin qui y conduit sera forcément long et difficultueux. A la fin des années 60, certains mouvements politiques de nos pays sollicitèrent l'appui des états africains nouvellement indépendants pour porter la question antillo-guyanaise devant le Comité de Décolonisation de l'ONU. Nous reçà»mes, hélas, une fin de non-recevoir de la part de Léopold Sédar Senghor et Félix Houphouà«t-Boigny notamment. On était, à l'époque, il est vrai, en pleine période néocoloniale et le pré carré qu'est la « Françafrique » était en train de se mettre en place. Aujourd'hui, nous autres, Créoles, voulons croire que les choses ont changé et que l'Afrique noire est mieux disposée à aider ceux qu'elle considère souvent comme sa « diaspora », terme toutefois impropre puisqu'il implique que n'importe quel Antillo-Guyanais aurait le droit de venir s'installer dans n'importe quel pays africain et d'en obtenir automatiquement la nationalité. On connaà®t les dégâts qu'a causé une telle conception dans une toute autre région du monde, le Moyen-Orient, et a quel point le peuple frère de Palestine en est victime.

Nous ne sommes pas une diaspora. Nous sommes des peuples à part entière, mais nous n'oublions pas pour autant que la plus grande partie de nos ancêtres provenaient d'Afrique noire et que bon nombre, sinon la majorité, des créations culturelles créoles portent la marque indélébile de la terre d'o๠nos pères furent arrachés. Cela signifie que s'il n'y a pas identité entre Créoles et Africains, il y a entre eux un nécessaire devoir de solidarité. Nous avons besoin de votre appui et de votre solidarité aujourd'hui. Non pas d'une solidarité politique comme ce fut le cas dans les années 60 du siècle dernier, mais d'une solidarité humanitaire : nous ne demandons pas à ce que la question antillaise soit à nouveau portée devant le Comité de Décolonisation de l'ONU, mais bien que le génocide par empoisonnement perpétré par l'Etat français, pendant plus de 30 ans (1972-2002), soit porté devant l'OUA (Organisation des Etats Africains) d'une part et devant l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de l'autre.

De quoi s'agit-il exactement ? D'un véritable crime contre l'humanité qui, comme tel, est imprescriptible. En effet, pendant trente ans, l'Etat français a délivré des A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché) de différents pesticides cancérigènes, parmi lesquels le redoutable Chlordécone, produit interdit aux Etats-Unis et au Canada depuis 1976. Alors que diverses études, signalaient la dangerosité extrême de ce pesticide, et cela dès le début des années 70, celui-ci a autorisé les grands planteurs blancs créoles à l'utiliser au-delà du raisonnable dans les bananeraies de la Guadeloupe et de la Martinique, ce qui eut pour effet d'empoisonner nos sols, nos rivières, nos nappes phréatiques et nos rivages. Pendant plus de trente ans, nous avons bu, sans le savoir, une eau du robinet gorgée de pesticides et surtout de chlordécone, nous avons mangé des légumes et des poissons contaminés, sans que jamais l'Etat français ne lève le petit doigt pour arrêter ce qui ressemble fort à une tentative de génocide. Sans compter que le taux de rémanence de ce poison est évalué à soixante, voire cent ans ! Aujourd'hui, les résultats sont là  : nos pays vivent une véritable catastrophe sanitaire. Celle-ci se décline ainsi :

  • explosion du nombre de cas de cancers, cela chez des patients de plus en plus jeunes (moins de 40 ans). La Martinique détient, d'ailleurs, le triste record d'être le deuxième pays au monde après les Etats-Unis pour le taux de cancer de la prostate.
  • développement inquiétant des maladies d'Alzheimer et de Parkinson, là encore chez des personnes qui sont loin d'avoir atteint l'âge (canonique) o๠ces affections sont considérées comme inévitables
  • nombre effarant de fausse-couches et de malformations congénitales qui ne s'expliquent pas seulement par les grossesses trop précoces, comme on tente de nous en persuader, puisque l'âge de la conception a toujours été nettement plus bas dans nos pays qu'en Europe
  • augmentation inexpliquée du taux d'infertilité à la fois féminine et masculine, ce qui fait que nos pays sont tombés au-dessous du seuil de renouvellement normal d'une population qui est de 2, avec seulement 1,8 enfant par femme (contre 2,1 en France !).

Lorsque le scandale finit par éclater et que cet empoisonnement généralisé fut mis à jour, l'Etat français a tenté de nous faire croire que la dangerosité du chlordécone n'a été connue qu'en 1989, ce qui est un mensonge absolu. Un mensonge d'Etat ! Répétons-le : dès la fin des années 70, ce pesticide avait été interdit en Amérique du Nord et plusieurs publications scientifiques émanant de l' « American Cancer Institute » en démontraient la cancérogénicité. Il est vrai que ces études étaient rédigées en anglais et qu'il est bien connu que les Français ne sont pas très brillants en langues étrangères…En réalité, cet empoisonnement de nos populations fut délibéré et les responsables en sont parfaitement connus : d'abord l'Etat français lui-même (et cela quel que fut le parti au pouvoir durant ces trente ans, Droite et Gauche s'étant partagés le pouvoir) ; ensuite les différents préfets et chefs des services déconcentrés de l'Etat en poste dans nos pays à cette époque ; enfin les Békés ou Blancs créoles, descendants des esclavagistes d'antan, à la fois gros planteurs, principaux importateurs de pesticides et détenteurs du monopole de la vente des engins agricoles. La représentation parlementaire antillaise a vainement tenté d'obtenir du Palais Bourbon la création d'une « commission d'enquête parlementaire », comme dans les affaires du sang contaminé, de la vache folle, de l'amiante, d'Air Lib ou encore d'Outreau, mais en vain. Il ne nous fut octroyé, à nous, descendants d'esclaves, qu'une vague « mission d'information parlementaire » dénuée de tout pouvoir d'enquête et de coercition. Ce qui est la preuve que nous sommes bien des « Français entièrement à part et non des Français à part entière », selon la célèbre formule d'Aimé Césaire. Rappelons tout de même que des dizaines de milliers de Créoles se sont portés volontaires pour combattre dans l'armée française ou pour défendre le territoire hexagonal :

  • bataillon créole pendant la guerre du Mexique (1862-1867) menée par l'empereur Maximilien III
  • participation à la guerre franco-allemande de 1870
  • bataillon créole pendant la Première Guerre Civile Européenne (1914-18)
  • « dissidents » antillais pendant la Deuxième Guerre Civile Européenne (1939-45)
  • appelés et engagés antillais pendant les guerres d'Indochine, d'Algérie, du Tchad etc…

Les Créoles ont donc tenu à verser ce qu'ils ont eux-mêmes appelé « l'impà´t du sang » à une prétendue mère-patrie qui s'est toujours révélé une mère marâtre. Les trente ans d'empoisonnement que viennent de vivre la Guadeloupe et la Martinique n'en étant qu'une énième preuve. Aujourd'hui, nous réclamons donc que justice soit faite. Nous exigeons :

  • une enquête épidémiologique à grande échelle afin de mesurer la vraie ampleur de la contamination, enquête conduite par des scientifiques étrangers car nous n'avons plus confiance dans leurs collègues français
  • l'indemnisation sans délai des petits et moyens agriculteurs qui, ayant loué ou acheté des terres anciennement plantées en banane, sont dans l'impossibilité de livrer des produits sains à nos populations et sont, pour certains, au bord de la faillite
  • la mise en place immédiate d'un processus de dépollution de nos sols selon les procédés de « phytoremédiation » mis au point récemment au Canada, dépollution qui devra être prise en charge par l'Etat français sur la base du principe dit du « pollueur-payeur »
  • la convocation devant la justice des principaux responsables de cet empoisonnement annoncé qui, de toute évidence, ont fait preuve dans cette affaire d'une négrophobie et d'un comportement raciste à peine voilés.

Mais, hélas, nous crions dans le désert. Alors que nos patates douces ou nos ignames qui arrivent dans les ports français sont immédiatement détruits par les services sanitaires, l'Etat n'a jusqu'à ce jour pris aucune mesure pour que ces mêmes légumes soient interdits de vente dans nos pays, du moins ceux qui proviennent de sols contaminés. C'est aussi qu'aucune cartographie sérieuse de cette contamination n'a été établie à ce jour, si bien que les agriculteurs qui travaillent des terres non polluées se voient autant pénalisés que leurs confrères ayant hérités de terre polluées. La moindre des choses eut été, de la part des services de l'Etat français, de mettre en place un système de traçabilité des productions maraichères et vivrières antillaises. Il y a là un laisser-aller, un laisser-faire, un je-m'en-fichisme, véritablement criminels à l'endroit des peuples antillais. Bien qu'alertée par un livre sur la question (« Chronique d'un empoisonnement annoncé », de L. Boutrin et R. Confiant, édit. L'Harmattan 2007) ainsi qu'une conférence dans l'enceinte même de l'Assemblée Nationale française, aucun grand média français n'a à ce jour portée l'affaire à la connaissance du public hexagonal. Il semblerait qu'une sorte d'omerta se soit imposée au sujet du chlordécone et des ravages qu'il provoque.

Nous nous permettons donc respectueusement de lancer un appel solennel à tous les chefs d'Etat d'Afrique noire pour qu'ils nous aident à briser cette chape de silence afin d'obliger l'Etat français à prendre ses responsabilités à l'égard des populations antillaises deux fois déportées, comme nous l'avons vu, et aujourd'hui empoisonnées. En effet, nous réalisons aujourd'hui que le « génocide par substitution » dénoncé par Aimé Césaire dès la fin des années 70, c'est-à -dire le remplacement des populations créoles par des gens venus d'ailleurs, s'est accompagné, dans le silence le plus total, d'un véritable « génocide par empoisonnement ». L'OUA doit s'emparer de cet affaire sans délai, sinon tous les appels à « la solidarité du monde noir », au « panafricanisme » ou à « l'unité culturelle négro-africaine », émanant d'intellectuels africains, antillais ou noirs américains, se révéleraient des mots creux, vides de sens, véritables paravents de notre commune lâcheté.

Aidez-nous ! Ne serait-ce qu'au nom de nos ancêtres communs… Veuillez accepter, madame la Présidente, monsieur le Président, l'expression de mes salutations respectueuses.

  Source : groups.google.com

mardi 3 avril 2007

La route des volcans

Depuis un bon moment, le volcan s'était réveillé, dégageant des fumerolles. Mais depuis trois jours, la montagne Pelée crachait des cendres. Pas de danger, disait-on pourtant. Les autorités invitaient même les citoyens à dormir tranquilles.

Quand la Pelée s'est réveillée Le 8 mai 1902, à 7h50, se produisit une explosion, et les nuées ardentes atteignirent la ville de Saint-Pierre. En quelques minutes, les 29 000 habitants trouvèrent la mort; tous, sauf un.

  • Petit paris des antilles
  • Belem, menier, anticosti
  • Cyparis, le rescapé
  • Saint-Pierre aujourd'hui

Les amateurs de plongée, avec la multitude de bateaux coulés lors de l'éruption, ont à leur portée tout un champ de découverte.

Cette partie septentrionale de la Martinique se révèle idéale pour des séjours écotouristiques, en immersion dans la vie, à l'écart des lieux à la mode et des plages surchargées du sud de l'à®le.

Lire l'article ici : www.canoe.com

jeudi 25 janvier 2007

Les Linuxiens de Martinique

Recenser les linuxiens de la Martinique sur Linux counter

Le nombre réel de linuxiens est sans nul doute bien plus élevé mais ce recensement qui ne se fait que sur la base du volontariat de chacun de ceux qui veulent promotionner Linux en indiquant simplement qu'ils l'utilisent dans leurs communes respectives.

jeudi 16 novembre 2006

La Martinique vue du ciel

Survoler et découvrir la Martinique par la voie des airs est un spectacle rare qui permet aussi de contempler des coins inaccessibles et pittoresques.

Seul, en couple ou en groupe, il est possible de louer un avion privé avec pilote et faire une ballade inoubliable au dessus de l'à®le de la Martinique.

Novembre est une période idéale pour accomplir une telle promenade. Les voiles du Sahara se sont estompés, la période cyclonique est terminée et laisse la place à de belles éclaircies. Des panoramas splendides sur la cà´te caraà¯be, la Montagne Pelée, les plages dissimulées, les presqu'à®les improbables, les ilets discrets, tous les joyaux de l'à®le sous un angle différent vous attendent.

Trouvez d'autres photos sur www.assemblee-martinique.com

samedi 11 novembre 2006

La route de la Trace en Martinique

Quiconque prétend connaà®tre la Marti­nique se doit d'avoir emprunté la célèbre Route de la Trace à travers la végétation spec­taculaire et démesurée de la forêt tropicale hu­mide, o๠règne un silence que seuls le chant des oiseaux et le bruit des casca­des ou ruisseaux se permettent timide­ment de rompre.

La région du Quartier de Balata :

  • l'église de Balata, cette repro­duction fidèle, quoique de dimensions réduites, du Sacré-CÅ“ur de Mont­martre.
  • le Jardin de Balata, un parc botanique remar­quablement aménagé .

La région de Fonds-Saint-Denis :

  • la Cascade Saut de Gendarme

La région de Morne-Rouge :

  • la Plantation MacIntosh, qui comprend maintenant un petit musée amérin­dien.
  • la Maison des Vol­cans, un petit musée situé au cÅ“ur du bourg
  • les Jardins de la Pelée, un sentier botanique o๠l'on dé­couvre diverses variétés de fleurs tropicales et de plantes médicinales.
  • la Maison de la Nature, 3 km de sen­tiers botaniques.

La région de L'Ajoupa-Bouillon :

  • les Gorges de la Falaise.
  • le Sentier botani­que et floral Les Ombrages
  • la Maison de l'Ananas

La région de Basse-Pointe :

  • la Plantation Leyritz, la rhumerie, la roue à aubes du moulin à canne et la maison des maà®tres et les magnifiques jar­dins
  • le Musée des Poupées Végéta­les

La région de Grand'Rivière

En lire plus : canoe.com

dimanche 28 mai 2006

OUTRE-MER Le palmarès 2006

Pour dresser cet état des lieux, L'Express a enquêté sur les atouts, les faiblesses et les évolutions des quatre départements ultramarins. Selon les secteurs, un exercice et des hiérarchies que l'actualité de ces derniers mois n'a finalement guère modifiés.

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«Pour se faire entendre, il faut parler fort»

La Réunion : flambée immobilière

La Martinique : le défi de l'énergie

La Guadeloupe : entre grisaille et optimisme

La Guyane : la forêt tropicale, un capital à valoriser

mercredi 8 mars 2006

Antilles : silence on empoisonne !

Aucun indice de dégradation du chlordécone n'a été relevé, seul le lessivage, très lent, des sols permettra leur décontamination. Cela prendra plusieurs siècles dans certains types de sols.



On pensait que seuls les tubercules, racines, oignons… étaient contaminés mais on rencontre le pesticide également dans certaines parties aériennes des plantes (base des cannes à sucre et d'ananas)



On espérait pouvoir décontaminer biologiquement les sols mais les plantes ne concentrent pas le chlordécone. Leur teneur est bien inférieure à celle des sols.



40% des espèces animales marines étudiées sont contaminées

Des espèces d'eau douce vivant au sud de Basse Terre présentent des concentrations très importantes (tilapia, ouassou). La pêche a été interdite dans les cours d'eau concernés.

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