Gwadanina, Un blog sur la nation créole française des Amériques,la Caraïbes, la Martinique et la Guadeloupe.

lundi 25 juin 2007

Le Gwo Ka

L'origine du Gwo Ka remonte en Guadeloupe au temps de l'esclavage au début du XVIIIème siècle.

Les recherches musicologiques permettent aujourd'hui de trouver les racines du Gwo Ka dans les percussions et dans les chants des pays de la cà´te ouest du continent africain (Golfe de Guinée, ancien royaume du Congo...).

A partir des musiques et des danses extrêmement riches et diverses de leur pays d'origine, les esclaves ont élaboré un outil de communication, un art nouveau (au même titre que le créole) : le Gwo Ka.

Ce genre musical se caractérise par une typologie africaine : - forme répétitive, - l'improvisation, - les mouvements physiques de danse liés à la musique, - les réponses entre un soliste et le choeur, - la syncope sur les temps faibles.

Les influences (mode de vie et genre musical) du "maà®tre" se sont greffées à cette base (phénomène de créolisation), pour donner les sept rythmes ou danses que nous connaissons : le Lewoz, le Mindé, le Kaladja, le Grage, le Roulé, le Granjanbel (ou Kagenbel) et le Toumblak.

Source: kdog.free.fr

De l'héritage culturel congo, indien et chinois à la Martinique

L'étude comparée des permanences culturelles laissées à la Martinique par les groupes congo, indien et chinois arrivés dans la plantation post-esclavagiste, laisse apparaà®tre d'évidentes disparités.

L'explication de ces différences est à rechercher dans la durée de ces immigrations, leur rapport au pays originel, leur homogénéité/hétérogénéité ethnique, leur niveau de dépendance à l'égard de l'habitation, leur position respective vis-à -vis du pouvoir colonial et leur relation à la population noire créole majoritaire.

La disparité entre les héritages étudiés s'expliquerait donc par un faisceau de causes et par des réponses différenciées à la manipulation coloniale.

Les parcours de ces trois groupes nous montrent, s'il en était besoin, que la transmission des traits culturels s'établit en fonction des conditions, des situations, dans lesquelles se trouvent placés les groupes qui portent ces traits.

La transmission culturelle s'opère quand qu'il existe des bases objectives et un contexte qui la permettent. Elle est tributaire de l'histoire, de la sociologie, de la politique. Elle n'est pas une reconduction mécanique.

potomitan.info

mardi 15 mai 2007

L'identité au coeur de la question noire

Le 10 mai 2006, la France commémore pour la première fois de son histoire, l'abolition de l'esclavage. Ce documentaire, tourné en France métropolitaine, aux Antilles et au Sénégal, soulève la "question noire" qui se pose aujourd'hui. Il s'agit d'un sujet brà»lant et parfois confus découlant souvent d'une méconnaissance de l'histoire de l'esclavage et de la décolonisation entretenue dans le pays.

Quels sont les effets de la traite négrière et de la colonisation dans la représentation des Noirs au sein de la société française actuelle ? Existe-t-il une histoire commune à tous les Noirs ? En quoi le travail de mémoire est-il indispensable ? Quel lien peut-il exister entre un Antillais et un descendant de tirailleur sénégalais qui se retrouvent autour de revendications semblables ? Quelle est la condition noire et o๠en est l'intégration de cette minorité ethnique en France ?

S'appuyant sur de nombreux témoignages parmi lesquels ceux de Christiane Taubira, Disiz La Peste ou Aimé Césaire, ce film tente de répondre à ces questions. Mené sous la forme d'une enquête et ponctué d'images d'archives, il retrace aussi les différentes périodes historiques qui ont lié la France à la communauté noire.

Durée : env. 50mn

vidéo 1ere-partie

vidéo 2eme-partie

vendredi 16 mars 2007

Dossiers sur l'esclavage du Monde Diplomatique

Esclavage

2006

  • Approches américaines de l'histoire de l'esclavage par Steven Hahn. — mai 2006
  • Un bobard antisémite par Steven Hahn. — mai 2006
  • Transmission culturelle par Steven Hahn. — mai 2006

2005

  • L'avènement d'un homme libre par Alain Accardo. — juin 2005

www.monde-diplomatique.fr

mercredi 8 novembre 2006

Découvrir La Martinique et la Guadeloupe en audio

La Martinique

Surnommée l'à®le aux fleurs, La Martinique exerce sur tous ceux qui la visitent un charme au parfum exotique. Bien-sà»r, les paysages y sont idylliques, avec les plages de sable fin, la forêt luxuriante et la mer d'un bleu intense. Mais il y existe aussi une réalité complexe et passionnante car, d'une grande richesse culturelle, la Martinique est aussi un carrefour d'échanges et de rencontres.

Martinique

La Guadeloupe

Ayant la forme d'un grand papillon vert, la Guadeloupe peut se résumer en quelques mots: soleil, plages et cocotiers. Mais elle a bien d'autres charmes à dévoiler car alliant une végétation exubérante à une culture créole unique, elle saura vous séduire tout comme ses petites sÅ“urs très différentes que sont Marie-Galante, les Saintes, la Désirade, Saint-Barthélémy et Saint-Martin.

Guadeloupe

lundi 6 novembre 2006

Le champagne déferle sur l'à®le

(...)une bouteille sur 300 est consommée à la Réunion. Mais avec 1, 25 bouteille par tête, les Réunionnais sont encore loin de rattrapper les Antillais, champions du monde avec 4, 5 bouteilles par habitant, et les Français (3 bout./hab.)

(...) d'autres flaconnages du vin à bulles ont débarqué l'an passé : 15 234 demi-bouteilles (37 cl), 7 305 magnums (1, 5 L), 11 576 quarts (20 cl), 255 jéroboams (3 L), 56 mathusalems (6 L)... et 16 salmanazars (9 L). Ceux qui les ont bus se reconnaà®tront et devront passer aux volumes supérieurs : le balthazar ou le nabuchodonosor (12 et 15 litres).

clicanoo.com

jeudi 26 octobre 2006

La Martinique au départ de Québec

à€ partir du 20 décembre, il sera possible de prendre l'avion à destination de la Martinique directement de Québec. Voyages Mà¦stro assurera cette liaison qui n'existait plus depuis une vingtaine d'années.

Plusieurs séjours seront offerts aux touristes qui voyageront à bord d'un Boeing 757 comptant 216 sièges.

Pour l'instant, Voyages Mà¦stro prévoit offrir la liaison avec la Martinique jusqu'à la fin d'avril. Dans l'avenir, la compagnie souhaite pouvoir le faire sur une base annuelle.

canoe.com

samedi 23 septembre 2006

Le Noir, L'Afrique noire et la couleur noire

Réflexions autour de la couleur noire à laquelle est encore trop souvent réduit tout un continent, au sujet duquel perdurent les fantasmes véhiculés par l'approche scientifique et collective.

« Tiens, t'as vu Untel ? – Oui, le Noir… » ?

Ne jetons la pierre à personne, nous le faisons tous !

Les langues occidentales ne permettent pas de faire la distinction entre la couleur d'un objet et ce qui désigne l'appartenance à une « race », la « race blanche », la « race jaune »... Rien n'est plus horrible que de traà®ner encore la notion de race d'abord, la référence à une couleur d'autre part pour désigner les origines d'un individu. Le terme de race appartient à un vocabulaire scientifique désuet, de ce fait son utilisation tend à disparaà®tre mais dire d'un Africain, un « Noir » est d'usage courant.

Quand parle-t-on du noir dans nos sociétés bien pensantes ? Que dit le psychologue d'un enfant qui use abondamment du noir dans ses dessins ? La couleur noire suscite toujours le même effroi, renvoyant à la terreur qui amalgame des affects variés, dégoà»t, tristesse et par réaction, aspiration à la netteté, à la propreté ou au besoin de fuir…

Le problème du racisme ne trouvera pas de solution sérieuse tant que, dans sa conscience culturelle, dans ses mécanismes d'éducation, un groupe ethnique continuera de faire l'amalgame entre des contenus fantasmatiques de quelque nature qu'ils soient et un autre peuple ou un groupe ethnique. De ce fait, des raisons d'éthique désormais évidentes doivent conduire à user de la plus grande prudence dans l'utilisation des termes Afrique « noire », le « Noir », la négritude… Et puisque cette tendance est indécrottable et s'auto-justifie, c'est à nos enfants qu'il faut transmettre le message… Mais si on les laisse faire, ils ne s'aperçoivent même pas qu'un de leur petit copain est « Noir ». Ils l'appellent par son prénom !

Lire plus ici : www.africultures.com

dimanche 17 septembre 2006

La langue créole diffère d'une à®le à l'autre de la Caraà¯be. Existe-t-il un socle commun à l'identité créole ?

Afrik.com : Comment définiriez-vous la créolité ?

Gregory Rabess : C'est une philosophie idéologique et politique visant à définir « Ki moun nou yé » (« Qui nous sommes » en créole, ndlr). La créolité est une culture de métissage. Il y a les descendants d'esclaves africains, des natifs (indiens, ndlr), des Blancs... Il existe une multiplicité d'identités parmi lesquelles on peut naviguer. Tout en sachant que la base reste créole.

Afrik.com : La langue créole diffère d'une à®le à l'autre de la Caraà¯be. Existe-t-il un socle commun à l'identité créole ?

Gregory Rabess : Il faut distinguer langue, identité et culture. Il existe effectivement plusieurs variétés de créole d'un point de vue linguistique, même s'il a 90% d'éléments communs. Si chaque à®le a son dictionnaire, il n'y en pas, à ma connaissance, un de global. Le fait est que la langue créole, comme l'identité, s'est nourri et continue à se nourrir d'influences. Tout en sachant qu'il y a beaucoup d'inter-connexions entre les à®les. On retrouve en Dominique, qui est anglophone, des expressions martiniquaises dans le Sud de l'à®le et guadeloupéennes dans le Nord. Il y a des mots anglais qui entrent dans le parler quotidien dans les Antilles francophones. Il y a plus d'un million d'Haà¯tiens aux Etats-Unis, une des raisons qui explique qu'on voit apparaà®tre des mots anglais dans la musique kompa.

Afrik.com : Y a-t-il une forte communauté créole en Angleterre ?

Gregory Rabess : Il y a une forte présence créole en Angleterre. Il y a des journaux, beaucoup de spectacles. On peut même considérer qu'il y a une véritable renaissance culturelle, comme en témoigne la notoriété du carnaval de Notting Hill qui déplace un million de touristes chaque année. Pour autant, rien n'est acquis et il faut toujours se battre pour défendre cette créolité en action. Certaines personnes ont, à ce propos, voulu tuer l'esprit du carnaval en militant pour le déplacer uniquement dans Hyde Park (célèbre parc londonien, ndlr) pour mieux contrà´ler les choses. Or un carnaval c'est forcément dans la rue que ça se passe, sinon ce n'est pas un carnaval.

www.afrik.com

mardi 5 septembre 2006

En Martinique, la rentrée se fait en "tenue"

Dans les écoles martiniquaises, les élèves, qui ont repris le chemin des classes lundi 4 septembre, portent un uniforme. Une habitude qui date de plus d'un siècle. Aujourd'hui, la "tenue", comme on l'appelle volontiers, est présente dans les écoles primaires et les collèges, mais pas dans les lycées.

Le port de la "tenue" ne relève pourtant d'aucun texte réglementaire. Officiellement, le rectorat de la Martinique n'est pas partie prenante de ce qui relève de la tradition. Et s'il venait à l'esprit d'un élève de se présenter "en civil", l'autorité ne pourrait rien lui opposer.

Le consensus se fait autour d'un "code" qui gomme les différences sociales et crée "un sentiment d'appartenance".

L'école joue ainsi, en tout cas, son rà´le égalitaire. D'abord, elle réduit la pression financière sur les familles, dispensées de la course au vêtement griffé et aux chaussures de marque. Ensuite, elle atténue les frustrations vestimentaires des enfants les moins favorisés. Cela compte, dans une à®le o๠le paraà®tre pèse son poids. D'ailleurs, le port d'accessoires à la mode, dont le sac à dos, est là pour rappeler que tout règlement intérieur peut être détourné.

Sans garantir que les tracas quotidiens seront résolus par le port de l'uniforme, certains seraient particulièrement fiers si cette spécificité se généralisait en métropole. Des visiteurs, membres de l'éducation nationale, repartent régulièrement séduits par cette tradition maintenue par la France d'Amérique.

www.lemonde.fr

mercredi 12 juillet 2006

Nous en sommes encore aux couleurs de peaux, regrette l'écrivain antillais Patrick Chamoiseau

Les invisibles sont devenus une minorité visible. Plus possible d'ignorer la « question noire » qui oblige la société française à se regarder dans une glace. Les fantà´mes de la République par Ivan du Roy

Ils déplorent également l'indifférence – au-delà de l'éphémère médiatisation – face aux souffrances de centaines de migrants africains refoulés des portes de l'Europe vers le désert. « Toutes ces personnes ont une seule caractéristique commune : leur peau est noire », coà¯ncidence ?

Antiracisme ou communautarisme ?

« Nous en sommes encore aux couleurs de peaux, regrette l'écrivain antillais Patrick Chamoiseau. Il faut gagner mais dépasser très vite ce combat-là , car il est déjà archaà¯que. » Tel le miroir d'une société discriminatoire, le Cran risque d'enfermer les individus dans des catégories définies par la couleur. « La couleur n'est pas une catégorie naturelle mais une construction culturelle. Comment définir qui est noir ? Est-ce une catégorie qui irait des Antilles à l'Afrique en passant par l'Océanie ? Allez demander à un Tamoul s'il se sent noir ! Cela ne fait que renvoyer l'Afrique à un stade que l'on espérait avoir dépassé. Imaginez la même chose pour les Jaunes ou les Blancs. Cela ne me paraà®t pas très sain »

Aujourd'hui, c'est de nouveau un enjeu politique. » Une sorte de concurrence entre victimes du passé sombre de la France, qu'il soit colonialiste ou collaborationniste, menace aussi de se développer, comme l'ont montré les propos ambigus d'un Dieudonné. « Entre la Shoah et l'esclavage, ce n'est pas parce que l'on parle plus de l'un que l'on évoque moins l'autre. Il faut parler beaucoup des deux...

« Discriminées à l'embauche, au logement, à la santé, à l'école et aux loisirs, les personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles, et de l'immigration post-coloniale sont les premières victimes de l'exclusion sociale et de la précarisation »

Discriminations raciales ou inégalités sociales ?

C'est d'abord parce que les gens sont pauvres qu'ils n'ont pas accès au logement. Un Noir qui gagne trois fois plus qu'un Blanc aura plus de chances d'obtenir un appartement. Mais à revenus similaires, ce sera le Blanc.

Les revendications des classes moyennes et aisées noires – avoir une place au sein de l'élite, que ce soit dans les conseils d'administration des entreprises ou parmi les élus – sont bien éloignées de celles des jeunes des classes populaires reléguées en périphérie.

Instaurer des quotas ?

La discrimination positive est un système pervers qui permet de ne rien changer sur le fond. Certains dirigeants d'entreprises n'ont aucun scrupule à demander, d'un cà´té plus de précarité et de flexibilité et, de l'autre, à dire qu'il faut plus de diversité »

L'accès à la citoyenneté passe par la confiance en soi. En changeant la manière dont on montre les Noirs dans les novelas ou dans la pub, on changera la vision que cette population a d'elle-même. Et on pourra réduire le fossé social. »

Il faudra dépasser le stade de l'alibi coloré...

www.temoignagechretien.fr

vendredi 30 juin 2006

Quel avenir pour les Noirs de France métropolitaine ?

Depuis plusieurs années, un vent communautariste souffle sur l'Europe. En France, de plus en plus de gens s'inventent des « entre-nous » qui ressemblent à autant de vieilles ou nouvelles tribus. à€ l'instar du parti Chasse Pêche Nature et Traditions (CPNT), certains intérêts particuliers vont jusqu'à se présenter aux élections présidentielles. Au nom du « droit à la différence », les espaces protégés se démultiplient.

En France, on appelle généralement « Noirs » le segment de population essentiellement composé de Français et d'étrangers de souche subsaharienne (Afro-Antillais, Afro-Américains et Afro-Africains ainsi que leurs descendants nés dans l'Hexagone).

Cette population n'est donc pas une « communauté » organisée autour d'institutions, normes, pratiques et contraintes particulières.

Les « Noirs » ne se sentent pas nécessairement obligés les uns envers les autres dans leur vie quotidienne professionnelle ou privée.Cette situation a des conséquences essentielles quant au rapport de force qui détermine « les priorités » dans le système démocratique français.

Le racisme anti-Noirs, réel ou fantasmé, ne fait pas forcément de différence entre les citoyens français et les autres.

Leur nationalité et leur origine n'étant pas marqué sur leurs visages, un nombre considérable de « Domiens » installés en France métropolitaine semble détester et souffrir de « l'amalgame ».

« les Noirs doivent être présents là o๠les choses se décident pour eux ».

Le constat est qu'à droite comme à gauche, les partis semblent avoir d'énormes difficultés à produire des cadres de couleur susceptibles de mener une carrière nationale.

Rien ne dit, qu'en cas de besoin de « Nègres de service », c'est au sein du CRAN qu'ils viendront faire leur marché.

www.africultures.com

vendredi 25 novembre 2005

Pourquoi un blog sur les antilles

Réunir comme dans un block note, des informations sur Internet en majorité, sur des sujets touchant mon origine Antillaise et ma déportation professionel en métropole...