Le rhum est l'une des conséquences de la conquête de l'Amérique, où, dès le XVIème, les Européens plantèrent la canne à sucre originaire d'Asie.
A travers les tourments de l'Histoire, le produit restera auprès de tous ses consommateurs comme un "alcool de vie" empreint de la chaleur des îles.

Un texte du milieu du 17ème siècle parle de cette eau-de-vie sous le nom de "tue-diable"et "rumbullion" -"tue diable" décrivant la force dégagée par cet alcool.
A la fin de ce siècle, la désignation "tue-diable" semble disparaître et le mot rum (traduction anglaise de rhum) abréviation de "rumbullion" est utilisé communément.
A ses débuts, le rhum était la boisson des esclaves et des marins. En 1655, l'Amiral Penn, membre éminent de la Royal Navy, institua la distribution quotidienne de rations de rhums aux marins.
Mais c'est en 1731 que l'Amiral Vernon la remplaça par un mélange constitué de deux volumes d'eau pour un volume de rhum. Le plus souvent, un trait de jus de citron y était ajouté pour lutter contre le scorbut. Ce mélange était appelé grog du surnom de l'amiral : Old Grog.
Aux Antilles, les Anglais avait également pris l'habitude de marier le rhum à plusieurs autres ingrédients : thé, sucre, citron, cannelle... Ils donnèrent à ce cocktail le nom "punch".
Un autre amiral anglais, Nelson, apprécie le rhum. Le 21 octobre 1805, il défait la flotte franco-espagnole, mais y perd aussi sa vie. Conformément à son testament, son corps sera ramené en Angleterre, plongé dans un tonneau de rhum. Durant le voyage mortuaire, le précieux breuvage attira la convoitise des gardiens de la relique, qui y allèrent de leurs godets. D'où les expressions "taper l'amiral" et encore "boire le sang de l'amiral"...
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