Réflexions autour de la couleur noire à laquelle est encore trop souvent réduit tout un continent, au sujet duquel perdurent les fantasmes véhiculés par l'approche scientifique et collective.

« Tiens, t'as vu Untel ? – Oui, le Noir… » ?

Ne jetons la pierre à personne, nous le faisons tous !

Les langues occidentales ne permettent pas de faire la distinction entre la couleur d'un objet et ce qui désigne l'appartenance à une « race », la « race blanche », la « race jaune »... Rien n'est plus horrible que de traà®ner encore la notion de race d'abord, la référence à une couleur d'autre part pour désigner les origines d'un individu. Le terme de race appartient à un vocabulaire scientifique désuet, de ce fait son utilisation tend à disparaà®tre mais dire d'un Africain, un « Noir » est d'usage courant.

Quand parle-t-on du noir dans nos sociétés bien pensantes ? Que dit le psychologue d'un enfant qui use abondamment du noir dans ses dessins ? La couleur noire suscite toujours le même effroi, renvoyant à la terreur qui amalgame des affects variés, dégoà»t, tristesse et par réaction, aspiration à la netteté, à la propreté ou au besoin de fuir…

Le problème du racisme ne trouvera pas de solution sérieuse tant que, dans sa conscience culturelle, dans ses mécanismes d'éducation, un groupe ethnique continuera de faire l'amalgame entre des contenus fantasmatiques de quelque nature qu'ils soient et un autre peuple ou un groupe ethnique. De ce fait, des raisons d'éthique désormais évidentes doivent conduire à user de la plus grande prudence dans l'utilisation des termes Afrique « noire », le « Noir », la négritude… Et puisque cette tendance est indécrottable et s'auto-justifie, c'est à nos enfants qu'il faut transmettre le message… Mais si on les laisse faire, ils ne s'aperçoivent même pas qu'un de leur petit copain est « Noir ». Ils l'appellent par son prénom !

Lire plus ici : www.africultures.com